Plaquette de saison 2017-2018
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la saison

une affaire d’âme

Co-accueil avec le TAP Théâtre Auditorium de Poitiers

Une Affaire d’âme d’Ingmar Bergman est le monologue vertigineux d’une femme dont le rapport à la réalité vacille jusqu’à l’enfermement psychiatrique. Sous le masque du quotidien, l’effondrement guette. En quête d’elle-même, Victoria lutte contre sa mélancolie et questionne sa vie de couple, ses relations sociales, le lien à ses parents et tout ce qui sous-tend son désir et le sentiment d’exister. Dans cette recherche obstinée d’une vérité intérieure, Victoria se heurte à la trahison, à l’amour, au sexe, à la solitude et à la mort. Mais quand bascule-t-elle dans la folie ? C’est cette frontière entre le « normal » et le pathologique qui m’intéresse. Où se situe cette limite qui est tout à coup tracée ?
Théâtre et folie ne sont pas étrangers l’un à l’autre. Les deux sont intrinsèquement liés et ont à voir avec la question du réel, du jeu et du délire.
Dès le début, la parole de Victoria est énigmatique : elle s’adresse à des personnes qui ne lui répondent pas. Ce qu’elle dit n’engage jamais de dialogue avec l’autre et la fait apparaître dans toute sa cruelle solitude, comme enfermée en elle-même.
Ingmar Bergman écrit Une Affaire d’âme comme une expérience-limite de cinéma qu’il imagine comme un long métrage en un seul plan rapproché autour du visage d’une comédienne. Mais il n’a jamais réalisé le film. Je m’inspire de cette idée pour l’inscrire dans un dispositif théâtral. Il s’agira donc de réaliser un film qui sera construit dans sa majeure partie comme un road-movie intimiste dont la projection sera muette. C’est la même comédienne sur scène qui incarne le texte. L’enjeu est de provoquer une interaction entre la présence de la comédienne sur le plateau et l’image projetée réduite à son visage. D’un côté, ce que l’on donne à voir, cette image de soi conforme à l’ordre social, une image normative et raisonnable, et de l’autre côté, notre être authentique, non conventionnel, énigmatique et créatif.

Céline Agniel

texte Ingmar Bergman
traduction Vincent Fournier
conception, mise en scène et vidéo Céline Agniel
Compagnie têteÀcorps

distribution Luce Mouchel
scénographie Philippe Quillet et Claire Massard
lumières Philippe Quillet
costumes Claire Massard
création sonore Yann Couëdelo

production compagnie têteÀcorps
coproductions Comédie Poitou-Charentes – CDN, TAP – Théâtre Auditorium de Poitiers, Gallia Théâtre – Scène conventionnée de Saintes, Association CREA St Georges de Didonne
avec le soutien de la DRAC Nouvelle-Aquitaine et l’aide à la résidence hors les murs de l’OARA

Poitiers
Co-accueil avec le TAP
au Centre d’Animation de Beaulieu

mai 2018
lun 14 › 19h30 tout public
mar 15 › 20h30 tout public

co-accueil avec le TAP - tarif spécial
TP 16€, TR 8€, joker 3,5€

Les pièces d’Ingmar BERGMAN sont représentées dans les pays de langue française par l’agence DRAMA - Suzanne SARQUIER (24, rue Feydeau 75002 PARIS dramaparis@dramaparis.com) en accord avec Sean Gray de l’agence Josef Weinberger Limited à Londres www.ingmarbergman.se 

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