Plaquette de saison 2017-2018
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la saison

première neige

Un couple, ces deux là, qui accueille le public pour le spectacle qu’ils ont monté. Ce sont deux amateurs, pas spécialement acteurs, mais pour l’occasion ils le sont. Et par la force des choses, ils le sont devenus. Avec leur voisin musicien.
Ils nous présentent leur spectacle : Première Neige de Maupassant. Ils ont monté Première Neige de Maupassant. Avec les moyens du bord, les choses et les bouts de trucs qui leur tombaient sous la main. Ils ont fait un son et lumière sur leur table de cuisine.
Ils sont tellement amateurs qu’ils accueillent le public comme on accueille des amis à la maison. En ouvrant la porte, en prenant les manteaux, en les plaçant. Puis ils expliquent ce que sera le spectacle, décrivent le décor, nous disent d’où ça vient tout ça. C’est moins de la maladresse qu’un grand trac. Tout ce qu’ils racontent en plus de Première Neige déborde d’eux.
Si bien qu’à un moment, Première Neige et « leur histoire », ne font qu’un. En racontant cette double histoire, nous renouons avec cette chose qui traverse nos spectacles : comment font les comédiens pour raconter des histoires ? Les « narracteurs » qui présentent nos pièces sont des êtres qui sont un peu branques, un peu à côté, avec un devenir-enfant qui ne les quitte pas. Ils jouent avec des outils d’adultes.
Tout ce que nous voyons est faux et nous rappelle sans cesse au théâtre en train de se faire. Mais si nous réussissons à vous donner l’illusion « d’y croire », « d’y être », alors nous serons heureux. Peut-être comme la fille de Première Neige, qui fait semblant d’être heureuse. Et puis qu’est-ce que ça fait que ce soit vrai ou pas ? Du moment que le sentiment de bonheur est ressenti. On n’est pas des flics pour dire ça c’est la vérité vraie, non, là, tu t’illusionnes, c’est pas un vrai bonheur.
Et alors ? Et même si le ressenti est une illusion, alors le monde des illusions est cent fois préférable à la triste et médiocre recherche besogneuse de la « vérité ». À bien vite.

Pier Porcheron et toute la compagnie

texte d’après Guy de Maupassant
mise en scène collective, sur une idée originale de Pier Porcheron
Compagnie eLvis AlaTac

écrit, interprété, témoigné, bruité, mimiqué (du verbe mimiquer) et narré par Pier Porcheron et Maïa Commère
écriture additionnelle, conseils dramaturgiques et balnéothérapie Christian Caro
musique originale et mixée Romain Bercé
scénographie Pier Porcheron et Philippe Quillet
éclairage Philippe Quillet
décors Daniel Peraud et Sophie Burgaud aux ateliers Chez Eux

production Cie eLvis AlaTac
coproductions Le Passage – Scène conventionnée Théâtre et Objets de Fécamp, Festival MIMA de Mirepoix, L’Hectare – Scène conventionnée et Pôle régional pour la marionnette et le théâtre d’objet de Vendôme, L’Echalier – Agence rurale de développement culturel de Saint-Agil, L’Espace Jean Vilar d’Ifs, L’OARA, L’Espace Jéliote – Scène Conventionnée Arts de la marionnette d’Oloron Sainte Marie, Le CRÉAM (Centre Régional des Arts de la Marionnette de Normandie) à Dives / Mer
avec le soutien de la Région Île de France, la Ville de Poitiers, la DRAC Nouvelle-Aquitaine et de l’Adami
remerciements à La Nef Manufacture d’Utopies, La Maison du Comédien Maria Casarès, La Comédie Poitou-Charentes

Châtellerault
Les 3T – Scène conventionnée de Châtellerault

février 2018
mar 06 › 14h30

Ce spectacle est présenté dans le cadre de la journée Inter-lycées

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