Plaquette de Saison 2018-2019
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Yves Beaunesne

Edgard et sa bonne / Le Dossier de Rosafol

Le bestiaire de Labiche

« Il y a dans la nature un certain nombre de choses où la beauté et l’utilité, la perfection esthétique et la perfection technique se combinent d’une façon incompréhensible. Citons : la toile d’araignée, l’aile de la libellule, le corps profilé du dauphin et les mouvements du chat. Citons aussi nombre de pièces en un acte de Labiche, où la plupart des spécimens mâles se trouvent naturellement prédisposés à être poursuivis par leurs proies. De là un ballet sans fin de cérémonies d’évêque où ces petits tigres tâchent de conduire dans un salon leurs expéditions de chasse et leurs histoires de sexe comme s’ils menaient encore leur vie primitive au fond des bois. Et c’est aux oiseaux féminins que Labiche laisse le soin de découvrir combien il est beau et triste, pour des âmes fraîches, de commencer à comprendre la vanité des choses et de prêter l’oreille au pas rapide de l’éternité.

La force unique de Labiche, c’est la manière toute de joie féroce dont il met en œuvre en chaque cas particulier la convention : elle lui sert de loupe et lui permet de percevoir et de faire percevoir les paradoxes sans fond de la condition créée de l’homme.

Et c’est dans ces salons où se révèlent les vices et se dégrade l’humanité qu’on peut le mieux étudier les sentiments humains. Peut-être parce que tout sentiment humain est fondé sur l’instinct et que, dans cette dégradation animale, l’homme se rapproche de son origine – de son commencement. Les visages sont d’hier mais les sentiments d’aujourd’hui, si pas de demain.

Pour Labiche, le compromis est une expression de tolérance. Le compromis n’est pas une forme d’opportunisme mais un synonyme de vie : quand il y a vie, il y a sans cesse compromis. L’opposé de compromis n’est pas l’intégrité mais le fanatisme et la mort. Labiche n’a pas de formule pour développer la tolérance, mais il croit que l’humour est un grand rédempteur : celui qui sait rire de lui-même ne peut être un fanatique.

Dans tout cela, Labiche a une façon de réenchanter le monde, une façon spontanément lyrique décidée à récupérer le charme naturel de la prose et à redresser la vision, pessimiste à l’excès, d’un monde déjà industrialisé et atomisé. Un inexplicable réflexe semble le pousser toujours à saisir le bonheur lorsqu’il se présente, certain qu’il ne se représentera pas une seconde fois, ou plutôt que, s’il revient, il ne sera plus là. Je ne peux pas lui donner tort. »

Yves Beaunesne

Florestine et Antonina
Nathalie CERDA

Henriette de Veauvardin
Une cascadeuse dans la débine
Amandine DEWASMES

Madame Beaudeloche et
Aglaure de Rosafol
Christine MURILLO

Un notaire et Laridel
Laurent LÉVY

Veauvardin et
Godivais de Rosafol
Jean-Jacques MOREAU

Edgard Beaudeloche et
Pierre
Arnaud SIMON

Piano
Laurent LÉVY

Collaborateurs artistiques

Scénographie
Damien CAILLE-PERRET

Costumes
Damien CAILLE-PERRET
Marion LEGRAND

Lumières
Éric SOYER

Musique
Gilbert GANDIL

Chorégraphie
Marion LÉVY

Coiffures et maquillages
Catherine SAINT-SEVER

Collaboration artistique
Marion BERNÈDE

Assistanat à la mise en scène
Philippe ULYSSE
Katell BORVON

Autres collaborateurs

Régie générale
Baptiste BUSSY

Régie lumière
Julien LOUISGRAND

Habilleuse
Catherine BÉNARD

Création Du 14 au 19 janvier 2003 : Théâtre de l’Union – CDN du Limousin, LIMOGES

Durée du spectacle : 2h20 (entracte de 20 min. inclus)

Eugène Labiche (1815-1888)

Eugène Labiche est célèbre pour avoir illustré le genre du vaudeville (comédie légère, avec des chansons, et généralement composée de nombreux rebondissements). Avant même la fin de ses études de droit, il publie des articles dans la Revue du théâtre où il porte un regard critique et amusé sur les travers de la petite bourgeoisie (milieu dont il est d’ailleurs lui-même issu).
Dès sa première pièce, La Cuvette d’eau, qui date de 1837, Labiche se fait remarquer par ses qualités de caricaturiste. Monsieur de Coislin (1838), sa deuxième pièce, remporte un vif succès. Cette même année, Labiche écrit son unique roman, La Clef des champs, et se consacre ensuite aux vaudevilles. Il publie une centaine d’ouvrages, parmi lesquels figurent des chefs-d’œuvre du théâtre comique : Embrassons-nous Folleville (1850), Un Chapeau de paille d’Italie (1851), La Perle de la Canebière (1855), pièce dans laquelle c’est le personnage pittoresque Théréson Marcasse (il s’agit d’une veuve marseillaise qui a hébergé Godefroid Beautendon, lequel s’est enfui dès ses premières avances) qui assure le caractère comique de la pièce. Certaines pièces de Labiche sont encore célèbres aujourd’hui : Le Voyage de Monsieur Perrichon (1860) et La Cagnotte (1864). Labiche a mis en évidence les conformismes et les aspects ridicules propres aux bourgeois. Labiche est entré à l’Académie française en 1880. Il est mort en 1888 à Paris.

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Coproduction

Compagnie de La Chose Incertaine – Yves Beaunesne

Théâtre de l’Union — Centre Dramatique National du Limousin,

Scène Nationale de Petit-Quevilly — Théâtre Maxime Gorki,

Région Haute-Normandie — Théâtre en Région,

Théâtre des Treize Vents – CDN de Montpellier-Languedoc-Roussillon,

Espace Malraux — Scène Nationale de Chambéry et de la Savoie,

Bonlieu – Scène Nationale Annecy,

La Scène Watteau – Nogent-sur-Marne,

L’Apostrophe — Scène Nationale de Cergy,

Théâtre André Malraux — Rueil-Malmaison,

Espace Jacques Prévert — Théâtre d’Aulnay,

Maison de la Culture de Nevers et de la Nièvre.

Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National, de l’ENSATT et du Centre des Arts Scéniques.

Remerciements : Gérard Marcon, Olivier Meyer, Jérôme Lecardeur, Théâtre National de La Colline, Arthur Foux, Théâtre de Gennevilliers, La Scène Watteau – Nogent-sur-Marne, Dominique Desmons, Jean-François Balèvre.
Tournée saison 2002-2003

Le Rayon Vert, Saint ValÉry en Caux
vendredi 24 janvier

Scène Watteau, Nogent-sur-Marne
mardi 28 et mercredi 29 janvier

Centre Culturel Jean Arp, Clamart
vendredi 31 et samedi 1er février

Théâtre des Deux Rives, Rouen
du mardi 4 février au samedi 8 février

TNP, Villeurbanne
du mardi 11 au dimanche 16 février

Scène Nationale de Sète, SÈTE
mardi 18 février

La Passerelle, Scène Nationale de Saint-Brieuc
jeudi 20 et vendredi 21 février

Espace Jacques Prévert, Aulnay-sous-Bois
dimanche 23 février

Centre des Arts Pluriels, ETTELBRUCK, Luxembourg
samedi 1 mars

Théâtre André Malraux, Rueil-Malmaison
mercredi 5 mars

Maison de la Culture de Nevers, Nevers
vendredi 7 et samedi 8 mars

Nouveau Théâtre d’Angers, Angers
du mardi 18 au vendredi 21 mars

Scène Nationale de Cherbourg-Octeville
mardi 25 et mercredi 26 mars

Théâtre National de Nice, NICE
vendredi 28 et samedi 29 mars

Les Treize Vents, CDN de Montpellier
du mardi 1er avril au samedi 5 avril

Théâtre Granit, Belfort
jeudi 10 et vendredi 11 avril

Le Quartz, Brest
du mardi 15 au jeudi 17 avril

Théâtre de Chartres, Chartres
mardi 29 et mercredi 30 avril

Tournée saison 2003-2004

L’Apostrophe, Scène Nationale de CERGY-PONTOISE
Bonlieu, Scène Nationale d’ANNECY
Espace André Malraux, Scène Nationale de CHAMBÉRY